Chronique : Les écailles d’un Dieu

1 août 2022
Le scénario : Le dessin : Les personnages : L'édition :

Après Therapy Game et Secret ×××, Hinohara Meguru se lance dans une histoire surnaturelle avec Les écailles d’un Dieu et nous entraine sur les sentiers d’un Japon folklorique, au cœur d’un amour impossible.

Plongeant dans les mythes et légendes japonaises, ce Boy’s Love fantastique se révèle être un pur moment de plaisir. Avec un art toujours aussi sublime, la mangaka nous offre ici deux personnages charismatiques et attachants. D’un côté, Chiharu, un auteur en quête d’inspiration ayant vécu la perte d’un être cher. De l’autre, Rin, un Dieu de l’eau venu prendre l’écrivain pour époux. Joyeux, souriant, parfois maladroit. Parviendra-t-il gagner le cœur des lecteurs et celui de son partenaire ?

Tandis que cette divinité mineure redécouvre le monde des humains, on  s’amuse de ses péripéties mettant à mal la vie de Chiharu qui n’aspire pourtant qu’à la quiétude.

On rit de bon cœur face à un premier tome léger, semblable à une tranche de vie tranquille où un drôle de couple apprend à se découvrir. On s’inquiète aussi parfois, car la seconde partie devient plus sombre au fur et à mesure que les pages se tournent. La nature de Rin promet de nombreux rebondissement tandis que la question de l’acceptation de l’autre est abordée.

L’humour n’est cependant jamais loin. Alors que le ton devient sérieux, voilà qu’apparait la déesse Inari qui laisse dans son sillage quelques plaisanteries bienvenues. Avec elle, c’est toute une flopée de personnage secondaires qui viennent s’ajouter. Bien que peu développés, ils permettent d’étoffer considérablement l’intrigue. Humains et divins se croisent et renforcent l’idée selon laquelle l’amour entre ces deux êtres semble compromis.

Au fil des chapitres, Les écailles d’un dieu nous captive et nous fait ressentir différentes émotions. Le titre est un véritable bijou qui a tout ce qu’il faut pour être un excellent boy’s love. Une relation touchante qui ne se développe pas à une vitesse déconcertante. Une histoire simple mais dénuée de toxicité. Un art magnifique qui nous permet de voyager.

Entre humour, légendes et amour, Hinohara Meguru nous offre ainsi une série enchanteresse empreinte de poésie.

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