Notre avis sur Hozuki le Stoïque

21 avril 2022
Le scénario : Le dessin : Les personnages : L'édition :

Hozuki le Stoïque est l’un des titres nouvellement sortis dans la collection XS de Noeve Grafx. L’œuvre, connue jusqu’ici sous son nom d’origine Hôzuki no Reitetsu, grâce à son adaptation animée,  est signée Natsumi Eguchi. Riche de 31 volumes, cette série maintenant terminée au Japon suit les aventures d’un Oni, assistant du grand Roi des Enfers. 

Plongeant directement dans le vif du sujet, ce premier tome reprend des personnages et décors fortement influencés par d’anciennes légendes, principalement japonaises. Momotaro, Hakutaku, le roi Enma et bien d’autres passent ainsi sous la plume d’Eguchi Natsumi qui y apporte sa touche personnelle.

Pour les connaisseurs, le manga sera un véritable plaisir tandis que les autres pourraient passer à côté de certaines scènes comiques. Toutefois, l’édition permet de profiter des notes de l’auteure qui parfois explique les références folkloriques intégrées à son œuvre.

Malgré tout, cette histoire s’adresse à tous grâce à un humour tantôt absurde et décalé, tantôt noir, mais aussi tout cela à la fois. A l’aide d’un schéma simple mais efficace, elle suit les diverses différentes péripéties de Hozuki aux enfers. Accompagnée par le trait particulièrement immersif d’Eguchi Natsumi, elle nous entraine alors dans un voyage folklorique dépaysant.

Comme pour Elegant Yokai Apartment Life qui est issu de la même collection, Hozuki le Stoïque est de très bonne facture en dépit de son prix (3€95). Bien que la version française soit dénuée de jaquette réversible, elle ne perd rien de l’édition japonaise. La couverture, dotée d’un vernis sélectif, invite à la lecture tandis que le contenu se révèle particulièrement riche.

Noeve Grafx offre ici au lecteur, à un prix attractif, une œuvre qui ne se déleste pas de ses suppléments. L’éditeur y intègre les annotations de l’auteure, quelques illustrations, une version du conte de Momotaro, mais aussi un chapitre spécial intitulé les « Echos infernaux et autres curiosités ». Ce chapitre, prémisse de l’histoire, a toute son importance car il fut celui qui permit à la mangaka de recevoir prix d’excellence du 57e prix Tetsuya Chiba.

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